La situation sécuritaire et humanitaire dans la région des grands lacs était au menu de la rencontre des ministres des affaires étrangères de l'Union Européenne le jeudi 29 janvier dernier à Bruxelles.
Sous l’initiative de la Belgique, le dossier congolais était inscrit dans l'agenda de la réunion.
Occasion pour Maxime Prévot, ministre belge des affaires étrangères, d’appeler les 27 membres de l'UE de mener une action plus décisive pour le retour de la paix dans le pays : « La Belgique est sensible à la tragédie qui se déroule en RDC. L’engagement européen doit être beaucoup plus affirmé et global pour soutenir les populations qui subissent depuis bien trop longtemps les horreurs tragiques de ce conflit », a-t-il déclaré appelant l’Union Européenne à résoudre urgemment la situation humanitaire dans l’Est de la RDC.
Maxime Prévot, qui a réitéré l’exigence du retrait des troupes du M23 des zones occupées, a également appelé à la réouverture de l'aéroport international de Goma : « Il est urgent qu’on puis réactiver l’aéroport de Goma pour délivrer l'aide humanitaire », a-t-il déclaré soulignant toutefois que ce ne sera nullement pour un usage militaire.
❝ Belgium is sensitive to the tragedy unfolding in 🇨🇩. European commitment needs to be much more assertive and comprehensive in supporting populations who have suffered the tragic horrors of this conflict for far too long. ❞
— Belgium in the EU (@BelgiuminEU) January 29, 2026
➖ 🇧🇪 Foreign minister @prevotmaxime at today’s #FAC pic.twitter.com/xVHLexsl4V
Pour rappel, la réouverture de l’aéroport international de Goma avait été annoncée lors de la Conférence sur la paix dans les Grands Lacs organisée à Paris en octobre 2025.
Mais cette décision avait aussitôt été rejetée par le M23 qui a en le contrôle expliquant « n’avoir pas été consulté en amont. »
Une position soutenue par le Rwanda qui expliquait alors que cette décision doit impliquer les autorités de fait qui contrôlent l’aéroport, faisant remarquer que les « conditions administratives » posées par Kinshasa (un aéroport entièrement sous contrôle de la Régie des Voies Aériennes - RAV -, une institution gouvernementale congolaise) « diffère profondément de celles posées par Paris (un aéroport contrôlé, dans un premier périmètre par la MONUSCO, et dans un deuxième par l'AFC/M23). »