Un violent incident a éclaté ce jeudi à l’hôpital de Rwampara, près de Bunia, dans la province de l’Ituri, après le décès d’un patient suspecté d’être atteint de la souche Bundibugyo du virus Ebola. Les tensions ont rapidement dégénéré, provoquant la fuite de plusieurs patients ainsi que l’incendie d’installations de l’ONG médicale Alima.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des membres de la famille du défunt auraient tenté de récupérer de force le corps malgré les mesures sanitaires imposées dans le cadre de la riposte contre Ebola; ce qui aurait provoqué des affrontements et un mouvement de panique au sein de l’établissement hospitalier.
Des messages diffusés depuis l’hôpital faisaient état d’une situation particulièrement tendue. Certaines personnes présentes affirmaient être bloquées à l’intérieur de l’hôpital alors que des manifestants commençaient à incendier certaines installations sanitaires.
Dans ce climat de confusion, plusieurs sources signalent également la fuite de cas suspects d’Ebola après les violences enregistrées sur le site. Une situation qui inquiète fortement les équipes sanitaires engagées dans la riposte contre la maladie.
#Ituri : chaos à l’hôpital de Rwampara après un décès suspect lié à #Ebola
— Georges Kisando Sokomeka (@GeorgesKisando) May 21, 2026
Un patient suspect d’Ebola est décédé ce jeudi matin à l’hôpital général de Rwampara, à Bunia. La tentative de récupération du corps par des proches a provoqué des tensions dans l’établissement.
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Une riposte fragilisée par la méfiance
Face à cette situation, plusieurs acteurs locaux ont lancé des appels au calme et au respect des mesures barrières recommandées par les agents de santé. Ils rappellent que le virus Ebola existe bel et bien et demeure extrêmement dangereux et contagieux.
Certaines voix dénoncent également la diffusion de messages susceptibles d’alimenter la méfiance de la population envers les équipes médicales, compliquant davantage le travail des services de santé dans une région déjà confrontée à de nombreux défis sécuritaires et sanitaires.
L’incident de Rwampara illustre une nouvelle fois les difficultés auxquelles fait face la riposte contre Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo, où la gestion des cas suspects et des enterrements sécurisés continue de provoquer des tensions dans certaines communautés.
À ce stade, aucun bilan officiel des violences ni des dégâts causés à l’hôpital n’a encore été communiqué par les autorités sanitaires.