
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annulé, mercredi 16 juillet, la décision de la Fédération congolaise de football (FECOFA) de mettre un terme au championnat national au 30 juin.
Dans sa décision, consultée par et rendue publique Grands lacs News mardi, la juridiction de Lausanne ordonne la reprise immédiate de la compétition.
Cette décision relance la dramaturgie et potentiellement la course aux places africaines. Dans son arrêt daté du 16 juillet, le TAS « annule la décision de la Fédération Congolaise de Football Association du 30 juin 2025 rejetant la requête de Tout-Puissant Mazembe pour la poursuite de la phase de retour du Championnat National Illicocash Ligue I » et enjoint l’instance nationale à organiser les matchs restants « de manière à ce que les rencontres puissent être disputées intégralement d’ici au 31 juillet 2025, date de la fin du championnat. »
La fédération dos au mur La FECOFA avait mis un terme à la saison le 30 juin, invoquant un besoin d’harmonisation des matchs. Une décision qui avait fait l’objet d’un recours du TP Mazembe.
Le club congolais, particulièrement lésé par cette décision et privé de compétition africaine la saison prochaine, contestait notamment le non-respect de l’article 62 du règlement de la Linafoot. Le TAS lui a partiellement donné raison, estimant que cette décision « ne respecte pas les conditions » réglementaires.
Selon le classement publié à la date du 30 juin, les Aigles du Congo étaient déjà assurés du titre avec 35 points. Lupopo (33 pts), se qualifiait pour la Ligue des Champions et Maniema Union (32 pts) la place qualificative pour la Coupe de la Confédération.
Les enjeux de la reprise Avec cette décision irréversible, des équipes comme Mazembe (30 pts) ou V.Club (18 pts) peuvent de nouveau espérer inverser la tendance avec les matchs restants.
Le TAS rejette toutefois la demande de sanctions contre la FECOFA et partage les frais d’arbitrage à hauteur de 80 % pour l’instance nationale. La FECOFA est également condamnée à verser 5 000 francs suisses (670 USD) à Mazembe au titre des frais de procédure.