Intervenant lors de la première récente réunion du conseil des ministres tenue le vendredi 9 janvier 2026, le président Félix Tshisekedi est revenu sur la problématique de la stabilité monétaire en RDC.

Tout en rappelant qu’une une appréciation du franc congolais a été observée depuis septembre 2025, le Chef de l’Etat congolais a alerté sur un risque de dépréciation de la monnaie nationale à l'horizon fin 2026.

Félix Tshisekedi a enfin appelé « au renforcement de la discipline des finances publiques réaffirmant que la rationalisation des dépenses publiques demeure un levier immédiat, crédible et indispensable pour préserver les équilibres macroéconomiques. »

Il faut dire que la problématique de l’appréciation du franc congolais suscite depuis plusieurs mois un débat vif dans l’opinion publique congolaise, tant du côté de la population, des experts et même des institutions publiques.

Dernièrement, le ministère des finances a publiquement contredit la BCC qui soutient que l’appréciation du franc congolais sur le marché des changes n’a pas freiné la mobilisation des recettes publiques mais a plutôt conduit à une plus-value des recettes publiques par rapport aux prévisions budgétaires.

Et pendant ce temps, de nombreux experts en finances publiques soutiennent de leur côté que « l’appréciation artificielle du franc congolais » va ralentir les rentrées fiscales et pénaliser le paiement des salaires des agents de l’Etat dans les prochains mois.

Et à ce sujet, le professeur Godet Mpoyi, qui critique la démarche de la BCC, a affirmé que les agents et fonctionnaires de l’État n’ont pas été payé au mois de décembre, ajoutant que les décisions prises par l’institut d’émission vont davantage pénaliser l’économie nationale et donc la population.