La télévision d'État iranienne a confirmé la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême de la République islamique d'Iran, dans la nuit du samedi 28 février à ce dimanche 1er mars 2026.
Son décès - à l'âge de 86 ans - avait été annoncé quelques heures plus tôt par le président américain Donald Trump après des frappes menées par les États-Unis et Israël dans le cadre d’une opération militaire contre l'Iran.
Dans la foulée, l'armée israélienne a annoncé avoir lancé une nouvelle vague de frappes « en plein cœur de Téhéran » alors que l’armée iranienne continue d'attaquer des bases militaires américaines dans la région et en Israël, confirmant également la mort de son chef d'état-major, du ministre iranien de la Défense, du chef des Gardiens de la révolution, d'un conseiller du guide suprême, ainsi que du chef des renseignements.
Il faut dire qu’avec ces frappes, l'Iran est isolé et lourdement affaibli.
😭An Iranian news anchor broke down in tears, devastation and anguish, while announcing the death of Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei. pic.twitter.com/6IluIwXKgs
— TheNewsHawks (@NewsHawksLive) March 1, 2026
Les dernières années de la vie d’Ali Khamenei
Ali Khamenei incarnait les mystères du régime iranien. Il était lui-même une énigme aussi bien pour ses adversaires que pour ses partisans les plus fidèles.
Son hostilité pathologique envers les dirigeants américains de tous bords ; ses accointances avec Poutine et Xi Jinping qu'il a accueillis l'un après l'autre dans sa demeure (Beyt) ; ses appels incessants à la destruction de l'État d'Israël ; son intransigeance sur la question du nucléaire iranien malgré les sanctions internationales implacables contre son pays et son souhait profond de voir émerger des puissances défiant la suprématie des États-Unis ; son attachement affectif à ses proches collaborateurs et sa cruauté envers ses opposants ; tels ont été les traits saillants de sa personnalité.
C’est sur ses ordres que le régime a réprimé dans le sang le mouvement de protestation de janvier 2026 en coupant l’accès à internet et toute communication avec le monde extérieur.
Des dizaines de milliers d'Iraniens sans défense ont perdu la vie. Les hôpitaux et les morgues furent remplis de cadavres, et des milliers de manifestants ont été arrêtés.
Quelques jours après, Khamenei a prétendu que les manifestants avaient l'intention de faire un coup d’État.
Ali Khamenei ne recevait jamais les ambassadeurs accrédités en Iran, mais les Occidentaux n'ignoraient pas qu'in fine c'était lui qui décidait non seulement de l'orientation globale de la politique intérieure de son pays, mais surtout de sa politique extérieure.
Ses prises de position sur des sujets sensibles comme le nucléaire iranien, les relations en dents de scie avec l'Arabie saoudite, la présence de l'Iran en Syrie et en Irak ou sur les candidats aux élections présidentielles entretenaient la plupart du temps le doute et étaient sujettes à interprétations.
Pourtant, l'opinion publique savait plus ou moins où allaient ses préférences. Il avait assis son pouvoir non seulement sur une série d'institutions solides, mais aussi sur un empire industriel et commercial.