La République Démocratique du Congo prend acte de l’initiative du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço et salue les efforts constants de l’Angola en faveur d’un retour durable à la paix et à la stabilité dans la région des Grands Lacs.
« Le Président de la République a accepté le principe d’un cessez-le-feu, dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit », a déclaré la présidence congolaise dans un communiqué publié ce vendredi 13 février 2026, soulignant que ce cessez-le-feu s’inscrit dans le cadre du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu signé le 14 octobre 2025 à Doha, et dont l’objectif est d’assurer une cessation effective, contrôlée et durable des hostilités, à travers un dispositif structuré de suivi et de traitement des incidents.
Kinshasa affirme que mécanisme implique un gel strict et immédiat des positions, l’arrêt de tout renforcement militaire, la cessation de toute rotation ou approvisionnement offensif, l’interdiction de toute tentative de modification du statu quo sur le terrain, ainsi que la fin de tout appui extérieur aux groupes armés opérant sur le territoire national, et suppose également la protection effective des populations civiles et le respect du droit international humanitaire.
#COMMUNIQUÉ_OFFICIEL
— Présidence RDC 🇨🇩 (@Presidence_RDC) February 13, 2026
La République Démocratique du Congo prend acte de l’initiative de Son Excellence Monsieur João Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola, et salue les efforts constants de l’Angola en faveur d’un retour durable à la paix et à la… pic.twitter.com/yxStoGsPjP
« La République Démocratique du Congo rappelle que toute consolidation unilatérale des positions militaires ou toute action visant à altérer l’équilibre sur le terrain pendant la période de cessez-le-feu compromettrait gravement la crédibilité du processus et en affaiblirait les perspectives », conclut la présidence congolaise qui réitère son engagement en faveur d’un retour durable à la paix, dans le strict respect de sa souveraineté, de son intégrité territoriale et de la sécurité de ses citoyens.
Pour rappel, la présidence angolaise a proposé l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre le Gouvernement de la République démocratique du Congo et le M23 le 18 février prochain à 12h00.
Si le M23 n’a pas encore donné sa position, certains leaders de ce mouvement rebelle ont fait savoir qu’ils n’ont pas été officiellement saisis pour cette initiative, accusant par ailleurs Kinshasa d’avoir « violé » les différents cessez-le-feu précédemment décrétés.
Pour rappel, le M23 a fait part il y a quelques jours « de vives interrogations quant à la nouvelle initiative de dialogue portée par Luanda », demandant des précisions sur sa nature, sur le statut réservé au processus de Doha, et sur l’éventuelle association de la médiation du Qatar.
Le mouvement rebelle, avait ainsi signifié que la nouvelle médiation de Luanda est susceptible d'engendrer des chevauchements, des enchevêtrements et parfois des contradictions.