Alors que le Président Félix Tshisekedi a réitéré lors de la dernière réunion du conseil des ministres tenue le weekend dernier sa volonté de rouvrir partiellement l’aéroport de Goma pour uniquement des vols humanitaires de jours et ce, d’ici la fin de l’année ; le M23 qui détient son contrôle du fait de l’occupation du chef-lieu du Nord-Kivu a réitéré de son côté que l’aéroport de Goma ne pourra et sera rouvert uniquement qu’avec son aval et pas celui de Kinshasa.
« Le régime de Kinshasa n’a ni la légitimé, ni le droit d’envisage la remise en service des infrastructures aéroportuaires situées en territoire libéré qu’il avait délibérément pillées et sabotées », a indiqué le mouvement rebelle dans un communiqué publié ce dimanche 16 novembre 2025.
Le M23 a par ailleurs signifié ne pas être concerné par le contentieux qui oppose le gouvernement congolais au Rwanda, appelant Kinshasa « à régler ses litiges et différends sans chercher à l’y mêler. »
MISE AU POINT DE L’ALLIANCE FLEUVE CONGO/MOUVEMENT DU 23 MARS (AFC/M23) DE CE DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2025.
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) November 16, 2025
L’aéroport de Goma pourra et sera rouvert uniquement par l’AFC/M23, et non par Monsieur Tshisekedi Tshilombo ⤵️⤵️ pic.twitter.com/MqBc9MiKSt
Notez que ceci intervient après la signature d’un accord-cadre de paix entre le gouvernement congolais et le M23, un nouveau document qui suscite déjà de nombreuses critiques du fait notamment de sa présentation divergente par les deux parties.
Pour rappel, c’est le Président français Emmanuel Macron qui avait annoncé la réouverture de l’aéroport de Goma aux vols humanitaires légers la de la conférence sur la paix dans les Grands Lacs organisée en octobre dernier à Paris ; une décision aussitôt rejetée par le M23 la jugeant inopportune, déconnectée de la réalité sur le terrain et prise sans aucune consultation préalable.
Corneille Naanga, Coordonnateur de l’AFC, la plateforme politico-militaire qui parraine le M23, avait même défié le président Félix Tshisekedi lui demandant rouvrir sans son aval l’aéroport de Goma « s’il est garçon. »