Attendu depuis la semaine dernière, un accord-cadre de paix a été signé ce samedi 15 novembre 2025 par le gouvernement congolais et le M23.

Mais juste après cette signature qualifiée « d’importante étape franchie dans le cadre du processus de Paix Doha » ; cet accord-cadre est diversement présenté par les deux parties.

D’un côté, le mouvement rebelle explique que ce dernier « n’aura aucun effet immédiat sur le terrain », ajoutant également que ce dernier ne comporte aucune clause contraignante : « Aucun changement n’est prévu sur le terrain : ni mouvement de troupes, ni nouvelle activité, tant que les protocoles ne seront pas négociés et signés », a fait savoir Benjamin Mbonimpa, chef de la délégation du M23 à Doha qui a par ailleurs signifié que ce document pose seulement les bases d’un futur accord de paix déclinés dans plusieurs protocoles qui définissent les causes profondes du conflit à discuter, les matières de négociation, le calendrier, les acteurs chargés de la mise en œuvre.

De l’autre côté, Kinshasa affirme que cet accord-cadre fixe les bases d’un processus destiné à mettre fin aux hostilités, à rétablir l’autorité de l’Etat et à consolider la stabilité nationale : « Le protocoles qui découleront de cet accord-cadre permettront de sécuriser les corridors humanitaires, de faciliter l’accès des organisations humanitaires, et d’engager des actions urgentes pour répondre aux besoins essentiels des communautés affectées », indique le gouvernement congolais dans un communiqué signifiant « qu’aucun statu quo n’est compatible avec son objectif. »

Dans le même temps, Masssad Boulos, Conseiller Principal pour l’Afrique du Président américain Donald Trump, a fait savoir que la signature de cet accord-cadre ouvre la voie à l’entérinement du volet économique de l’accord de Paix de Washington par les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame « dans les tout prochains jours à la Maison Blanche. »

S’exprimant sur ce sujet, le président français Emmanuel Macron a salué la signature de cet accord-cadre qu’il présente comme « une véritable ouverture pour la paix et une lueur d’espoir pour tous. »