Au lendemain des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU qui l’ont visé ainsi que 3 de ses hauts responsables dont son coordonnateur politique Corneille Nangaa, l’AFC/M23 a annoncé avoir pris acte de cette décision, mais a dénoncé « des sanctions sélectives et discriminatoires »
Le mouvement rebelle, qui a promis de rendre publique sa position officielle sur ce sujet dans les prochains jours, a par ailleurs réaffirmé « son attachement au processus de négociation en cours », affirmant « demeurer pleinement engagée à respecter le cessez-le-feu, aussi longtemps qu’il ne fera pas l’objet d’attaques de la part des forces gouvernementales. »
L’AFC-M23 prend acte de la décision du Conseil de Sécurité des Nations-Unies imposant des sanctions sélectives et discriminatoires à trois hautes personnalités parmi ses dirigeants ainsi que de l’organisation elle-même.
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) July 17, 2026
Notre organisation réaffirme son attachement au processus…
Notez que les deux autres personnalités visées par les sanctions de l’ONU sont John Imani Nzenze, présenté comme le responsable du renseignement du mouvement et récemment sanctionné par les États-Unis ainsi que Charles Sematama, chef militaire du groupe armé Twirwaneho, allié de l'AFC/M23 et actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu.
Et conformément au régime de sanctions des Nations unies, cette décision entraîne un gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes à l'encontre des personnes et organisations concernées.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a soutenu que ces sanctions visent à lutter contre les groupes armés responsables de l'insécurité persistante dans l'Est de la RDC où les violences continuent de provoquer des déplacements massifs de populations et une grave crise humanitaire.