Au lendemain des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU qui l’ont visé ainsi que 3 de ses hauts responsables dont son coordonnateur politique Corneille Nangaa, l’AFC/M23 a annoncé avoir pris acte de cette décision, mais a dénoncé « des sanctions sélectives et discriminatoires »

Le mouvement rebelle, qui a promis de rendre publique sa position officielle sur ce sujet dans les prochains jours, a par ailleurs réaffirmé « son attachement au processus de négociation en cours », affirmant « demeurer pleinement engagée à respecter le cessez-le-feu, aussi longtemps qu’il ne fera pas l’objet d’attaques de la part des forces gouvernementales. »

Notez que les deux autres personnalités visées par les sanctions de l’ONU sont John Imani Nzenze, présenté comme le responsable du renseignement du mouvement et récemment sanctionné par les États-Unis ainsi que Charles Sematama, chef militaire du groupe armé Twirwaneho, allié de l'AFC/M23 et actif dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu.

Et conformément au régime de sanctions des Nations unies, cette décision entraîne un gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes à l'encontre des personnes et organisations concernées.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a soutenu que ces sanctions visent à lutter contre les groupes armés responsables de l'insécurité persistante dans l'Est de la RDC où les violences continuent de provoquer des déplacements massifs de populations et une grave crise humanitaire.