Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Denis Kadima, a assuré que les prochaines élections prévues en 2028 devraient se tenir dans le respect du calendrier électoral, écartant l’hypothèse d’un éventuel glissement.
S’exprimant sur les défis susceptibles d’affecter l’organisation des scrutins à venir, le président de la centrale électorale a estimé que les Congolais demeurent profondément attachés au respect du cycle électoral et qu’ils n’accepteraient pas un report des élections.
Selon Denis Kadima, un glissement du calendrier électoral serait perçu par la population comme une tentative de manipulation politique visant à prolonger le maintien d’un groupe au pouvoir.
« Le Congolais tient beaucoup à son cycle électoral. Le Congolais n’accepterait pas un glissement parce que ça sera perçu comme de la manipulation politique pour peut-être éterniser un groupe de gens au pouvoir », a-t-il déclaré s'exprimant sur RFI.
[AUDIO] Denis Kadima, président de la CENI, n’est pas favorable à un report des élections de 2028. Sur RFI, il révèle que le gouvernement a accumulé des dettes envers la CENI depuis 2023. #AXEmedia pic.twitter.com/ZNhUtLJSmy
— Alain St Pierre Mwamba (@alainmwamba) June 2, 2026
Des défis sécuritaires et sanitaires à relever
Le président de la CENI a toutefois reconnu l’existence de plusieurs contraintes susceptibles de compliquer l’organisation des élections, notamment l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo ainsi que les risques sanitaires.
Il a souligné que ces défis ne relèvent pas uniquement de la responsabilité de la CENI, mais nécessitent l’implication de plusieurs institutions de l’État, notamment les secteurs de la défense et de la santé.
« Il faut que nous fassions notre part. L’épidémie est quand même assez localisée. Le pays a l’expérience dans cette matière-là. Mais il y a certes l’insécurité à l’est, c’est aussi un problème majeur. Et là, la CENI seule ne peut pas se prononcer. Il faut que la défense, la santé, tout le monde entre dans la danse. Chacun doit faire sa part », a ajouté Denis Kadima.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par des préoccupations sécuritaires persistantes dans l’est du pays, où les violences armées continuent d’affecter plusieurs provinces, ainsi que par des alertes sanitaires récurrentes auxquelles les autorités congolaises doivent faire face.
À travers cette prise de position, le président de la CENI veut rassurer l’opinion publique sur la volonté de l’institution électorale de respecter les échéances constitutionnelles malgré les nombreux défis auxquels le pays reste confronté et surtout, alors que le président Félix Tshisekedi a clairement signifié qu'il n'y aura pas d'élections en 2028 tant que les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu seront occupées par le M23.