Par Claudel Lubaya
Les services de la Présidence de la République annoncent la publication du bilan du Président Félix Tshisekedi pour l’année 2025.
A cet exercice d’autosatisfaction institutionnelle, il serait souhaitable qu’ils fassent preuve d’un minimum d’honnêteté intellectuelle et morale, en intégrant aussi ce que ce pouvoir tente trop souvent de masquer : le coût humain de sa gouvernance.
Parmi les éléments qui devraient figurer dans ce bilan, il y a le supplice, le martyre de ce compatriote brisé par la loi de la force.
Son sort n’est pas un fait divers. Il est le symbole d’une dérive plus large : banalisation des violations des droits humains, injustice institutionnalisée, abus d’autorité et excès de brutalité, qui participent à la destruction de l’État de droit.
Le ministre ayant la Justice dans ses attributions ne peut se contenter de mises en scène ou d’un simple tweet destiné à apaiser l’opinion.
La justice ne se met pas en scène : elle s’exerce. L’opinion publique attend de lui non pas un commentaire, mais une action ferme, urgente et visible, à la hauteur de la gravité des faits.
Rendre justice à ce martyr n’est pas un geste de compassion. C’est une obligation républicaine.
A défaut, ce drame viendra s’ajouter, noir sur blanc, au véritable bilan de ce pouvoir : celui d’un régime qui aura laissé s’installer l’arbitraire, l’impunité et la négation de la dignité humaine.
Par Claudel Lubaya